Drowning in a sea of love (2006) est le premier album de l'un des producteurs les plus excitants de ces dernières années. Dévoilé au monde de l'électro par son célèbre The sky was pink et l'énorme remix de James
Holden, c'est sur des ambiances bien plus intimistes que Nathan Fake se produit désormais, avec une rocktronica subtile.
La force de ce jeune producteur est peut-être d'avoir pas céder aux sirènes des charts et aux rythmiques 4/4 mainstream. Le résultat est plus que probant. Le jeune britannique a conquis les foules en mariant avec beaucoup d'intelligence un minimalisme d'époque et de belles envolées lyriques.
Paradoxalement, son premier et superbe album tourne délibérément le dos à cette esthétique, grâce à une série de titres entre post-rock, electronica et ambient, qui ne sont pas sans rappeler My Bloody Valentine, M83 ou Boards of Canada. A la fois rock et expérimentale, aérienne et synthétique, sa musique traverse les influences, au delà d'un style donné.
Aujourd'hui, il revient avec de nouveaux morceaux en live, moins enfumés que les précédents, mais toujours aussi...Nathan Fake. À l'évidence, ce petit génie de 22 ans possède un immense talent mélodique et un goût très sûr en matière d'atmosphères un rien psychédéliques. D'ailleurs il est l'une des figures incontournables du célèbre Border Community, label star de l'électro house progressive où son style aérien et fantaisiste a rafraîchi le genre.
